Fernand Teyssier (1937-1988)

 

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Connu avant tout pour sa période « pop » de 1966-1971, Fernand Teyssier est rattaché au courant de la Figuration narrative, aux côtés de Eduardo Arroyo, Gilles Aillaud, Hendi Cueco, Gérard Tisserand, Gérard Fromanger, Hervé Télémaque, Jacques Monory, Bernard Rancillac, Antonio Recalcati, Peter Saul, Valerio Adami, Alain Jacquet, Gérard Schlosser, Peter Klasen et d’autres encore.

Mais les autres étapes de son parcours ont aussi donné lieu à des œuvres remarquables que l'exposition monographie à venir (mai-juin 2022) s'emploiera à mettre en lumière.

Dans sa globalité, l’œuvre de Fernand Teyssier instaure un dialogue subtil entre la figure et les choses, entre le corps humain et les objets, traités picturalement à égalité.

Né à Paris en 1937 dans un milieu modeste, Fernand Teyssier renonce à intégrer l’Ecole des Beaux-Arts de Paris suite à un bizutage sévère. Il entreprend donc de peindre et de dessiner de façon autodidacte, dans une veine expressionniste, avant de fréquenter les cours de la Grande Chaumière et d’être initié à la gravure avec Jean Delpech.

Au début des années 1960, il commence à exposer et fait la connaissance du poète Alain Lance avec qui il va collaborer à la publication de divers recueils.

 

Durant ces années, il effectue un service militaire à caractère disciplinaire (car insoumis) en Allemagne, où il rencontre l’artiste Ulrike Ottinger.

 

En raison de cette profonde amitié artistique, il sera l’un des rares artistes de sa génération à exposer plus en Allemagne qu’en France de 1961 à 1971.

 

Il se distingue aussi par son lien avec le Danemark, où il bénéficie en 1965 d’une grande exposition.

 

A partir de 1965-66, il adopte une esthétique Pop à message politique. Il est alors très proche du comité d’organisation du Salon Jeune Peinture à la pointe du courant Figuration narrative. Il est membre du jury en 1966.

 

​​En 1972, il opère un tournant tant dans son travail que dans son parcours de vie.

Il part au Pérou. Puis, les quelques années suivantes, il effectue de longs séjours au Laos. Il sera incarcéré en 1977 à la prison de la Santé pour une affaire liée à sa consommation d’opiacés.

Au cours des années 1970 et jusqu’à la fin de sa vie, son style connait plusieurs mutations essentielles tant dans le dessin, que dans la couleur et la composition.

Il dialogue avec les maîtres anciens (Dürer, Da Vinci, Arcimboldo, Goya, Le Nain) et modernes (Van Gogh, Jawlensky, Klee, Picasso), questionne la représentation des rêves, flirte avec l’abstraction géométrique, s’inspire des poèmes de Francis Ponge.

Il est alors accompagné par la galerie L'Oeil de Bœuf créée par Cérès Franco.

En mars 1988, il met fin à ses jours.

Depuis 2012, des initiatives  permettent de mettre peu à peu son œuvre en lumière :

 

Première étape, exposition personnelle à la galerie de la Halle Saint-Pierre en 2012.

En 2016, Vivez Tranquille, exposition rétrospective à la galerie du Montparnasse.

 

Grâce à Alain Matarasso, exposition personnelle à galerie du Centre en 2016, et exposition collective au Musée d’Art contemporain de Novi Sad en 2017, avec notamment Peter Saul, Emmanuel Proweller, Gérard Guyomard, Derek Boschier, Anthony Donaldson.

Grâce à Dominique Polad-Hardouin, expositions collectives au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne en 2013, puis à La Coopérative-Musée Cérès Franco en 2015, 2017, 2019 et 2021, avec le concours de Jean-Hubert Martin puis Rafaël Koenig.

En 2019, exposition Fernand Teyssier organisée au Centre d’art contemporain Château Lescombes d’Eysines.

 

En 2020, première collaboration de la galerie Kaléidoscope avec la famille de Fernand Teyssier pour l’exposition ROSE(S) - Sept peintres de 1960 à nos jours - La couleur comme construction culturelle, avec la contribution de Michel Pastoureau au catalogue.