
For the first time since the establishment of their alliance, the galleries Le Minotaure, Kaléidoscope, and Alain Le Gaillard are designing a joint exhibition to explore a new theme : Three Little Surrealist Stories. They are teaming up with the Jacques and Thessa Herold Collection and offer us a surprising journey back in time, from the present day to 1924, made up of unexpected connections: from Yayoi Kusama's psychedelic shoes to Jean Arp's biomorphic compositions; from Antonio Recalcati's portrait of Apollinaire, in the style of De Chirico, to Kandinsky's enigmatic lands; from Louise Bourgeois' painful arrangements to Ervand Kotchar's fruity eroticism.
C’est à la même époque, au fil des années 1930, qu’Antonin Artaud écrivait son propre manifeste Le Théâtre de la cruauté. Il en appelait à un théâtre capable de mettre la sensibilité
« en état de perception plus approfondie et plus fine ». Le choix du mot « cruauté » lui fut alors reproché, tant il générait de malentendus et d’ambivalences.
Néanmoins, son propos sur l’art influencera² les peintres que nous défendons, et – de même que l’exposition L’Art Cruel de la galerie Billiet-Vorms – il relevait d’un appel à réagir : « Il s’agit de savoir ce que nous voulons. Si nous sommes tous prêts pour la guerre, la peste, la famine et le massacre nous n’avons même pas besoin de le dire, nous n’avons qu’à continuer »³.
Notre exposition d’aujourd’hui évoque comment des préoccupations similaires à celle des années 1930 se sont traduites dans la peinture des années 1960 et au-delà. De nouveau, les œuvres montrées sont à double face. Dures mais pas morbides, violentes mais drôles, tragiques mais énergiques.
Déjà en 2022, Claire Stoullig, en écho à l’initiative de Jean Cassou, avait organisé une exposition Art cruel au Musée Jenisch de Vevey (Suisse), qui avait attiré un public jeune et diversifié. Dans le catalogue, son texte ainsi que celui de l’écrivain Luc Lang évoquaient les formes de représentation de la cruauté en art du Moyen-Age à nos jours. Ils questionnaient également nos rapports troubles avec l’acte de cruauté.
¹ Texte de Jean Cassou pour le catalogue de l’exposition L’Art Cruel, reproduit dans : François Moulignat, « L’Art cruel », Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 9, 1982 - Spécial exposition Paris-Paris, 1937-1957.
² Tout récemment encore, une exposition Theatre of Cruelty, conçue par la commissaire
Agnes Gryczkowska, s’est tenue au Casino Luxembourg – Forum pour l’art contemporain, Luxembourg, 15/11/2025 – 08/02/2026.
³ Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, Gallimard, Paris, 1938.
Exposition du 21 février au 30 avril 2026
Du mardi au samedi, de 11h à 19h
Established in 2019, the Kaléidoscope Gallery champions artists who left their mark on the second half of the 20th century and supports contemporary creators by creating spaces for juxtaposition and dialogue between generations.
We particularly focus on painters who were active in the Parisian art scene during the 1960s and 1970s, many of whom came from all corners of the world to form a true figurative avant-garde.
Through close collaborations with estates, museums, and art historians, we aim to shed light on this remarkable flourishing of figurative painting in Paris, commonly referred to as "Nouvelle figuration" (New Figuration).

























