
Bienvenue à la galerie pour découvrir notre accrochage d'été
La galerie sera fermée du jeudi 30 juillet au dimanche 30 août inclus.
🇫🇷 À voir ou revoir à cette occasion
Parmi les œuvres de l'accrochage d'été, trois tableaux de l'artiste Chen Ying-Teh.
Chen Ying-Teh est né en 1940 à Taïwan (Chiayi). Après y avoir fait des études d’art, il vient s’installer à Paris en 1969.
S’inspirant de peintres italiens qu’il admire - tels que Pierro della Francesca ou Giotto - il commence une série de peintures entièrement bleues représentant des soldats et soldates, des ouvriers et ouvrières, des familles et des bébés, dans une atmosphère de mystère.
Iris Clert le repère très vite. Elle lui organise une première exposition personnelle en 1974. Puis le présente à plusieurs reprises à la FIAC. Et elle le défendra jusqu’au début des années 1980.
Selon Iris Clert, « la peinture de Chen vient des profondeurs du temps. Son coup de pinceau est guidé par l’hérédité. Ses personnages hiératiques et immobiles émergent d’un monde temporel pour s’installer dans l’éternité. La froideur brûlante de ses bleus autant que sa perfection technique provoquent une sorte d’extase ».
Parallèlement à sa collaboration avec la fameuse galeriste, Chen Ying-Teh expose alors régulièrement dans les salons (Jeune Peinture, Grands et Jeunes d’aujourd’hui, Réalités Nouvelles) ainsi qu’à la Cité internationale des arts.
Il impressionne par sa capacité à articuler et à faire dialoguer deux contextes artistiques.
. Celui du développement de la Figuration narrative à Paris, tendance qui intègre dans la peinture des codes esthétiques issus notamment du cinéma et de la photographie pour parler de la condition humaine dans la société contemporaine.
. Celui de l’émergence d’une peinture propre à la Chine maoïste, qui place les figures du soldat et du travailleur – femme et homme – au centre de l’œuvre, tout en parlant du sens de la famille.
Les œuvres de Chen Ying-Teh font partie de collections publiques telles que celles du Musée Cernuschi et du Centre national des arts plastiques.
🇬🇧 To discover or rediscover on this occasion
Chen Ying-Teh was born in 1940 in Taiwan (Chiayi). After studying art there, he moved to Paris in 1969.
Drawing inspiration from Italian painters he admires – such as Piero della Francesca and Giotto – he began a series of entirely blue paintings depicting male and female soldiers, male and female workers, families and babies, all set against an atmosphere of mystery.
Iris Clert noticed him during his first group exhibition at the Cité internationale des arts in 1973. The following year, she organized a solo exhibition for him in her gallery and presented his work several times at FIAC. She continued to support him until the early 1980s.
According to Iris Clert, “Chen’s painting comes from the depths of time. His brushstroke is guided by heredity. His hieratic, motionless figures emerge from a temporal (or perhaps timeless?) world to settle into eternity. The burning coldness of his blues, as much as his technical perfection, provokes a kind of ecstasy.”
Alongside his collaboration with the renowned gallerist, Chen Ying-Teh regularly exhibited in salons such as Jeune Peinture, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui, Réalités Nouvelles, as well as at the Cité internationale des arts.
He impressed with his ability to articulate and create dialogue between two artistic contexts:
. That of the Figuration Narrative movement in Paris, which incorporated aesthetic codes from cinema and photography into painting to address the human condition in contemporary society.
. And that of Maoist Chinese art, which centered the figures of the soldier and the worker -both women and men - while also evoking the importance of family.
Chen Ying-Teh's artworks are part of public collections, including those of the Musée Cernuschi and the Centre national des arts plastiques.
Légende de l'image :
Chen Ying-Teh (Chayi, Taïwan 1940)
Sans titre (ou Ouvrier aux poings fermés), 1975
Huile sur toile
146 x 114 cm
Créée en 2019, la galerie Kaléidoscope défend des artistes ayant marqué la seconde moitié du XX ͤ siècle et accompagne des créateurs «d’aujourd’hui», en suscitant des endroits de mise en perspectives et de dialogue entre les générations.
Nous présentons tout particulièrement des peintres, actifs sur la scène artistique parisienne dans les années 1960 et 1970, et venus pour la plupart des quatre coins du monde, pour former une véritable avant-garde figurative.
Sur la base de collaborations étroites avec les estates, les musées et les historiens de l’art, nous avons le souhait de remettre en lumière ce formidable foisonnement de la peinture figurative à Paris, communément appelé "Nouvelle figuration".

























